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Église Sainte-Famille de Boucherville

Classée monument historique en 1964

Extrait de la publication " Sainte-Famille de Boucherville " produite par la Société d’histoire des Îles Percées :

Le 20 juin 1843 un désastreux incendie dévasta une grande partie du village. De l’église, seuls les murs restèrent debout. Fort heureusement le curé Thomas Pépin, aidé de ses paroissiens, avait réussi à sauver tous les meubles et les objets du culte. (…) Le travail de réfection et toute la sculpture sont confiés à Louis-Thomas Berlinguet.


C’est en 1879 que le curé Joachim Primeau fit effectuer la décoration de l’église qui, après un siècle, fait encore notre admiration. (…) La voûte en berceau du plan Conefroy (…) Ses arcs-doubleaux ainsi que les moulures délimitant les panneaux ont été redessinés par Victor Bourgeau, en 1879 (…) Cette voûte, peinte en 1879 par Delphis Beaulieu, rappelle la facture des œuvres mises à jour à Pompéi. Berlinguet en sculpta les médaillons (…)

(…) la restauration entreprise en 1969, sous l’impulsion de Mgr Joseph Poissant, rendit à ce monument, classé en 1964, un peu de son aspect d’antan. Claude Beaulieu fut chargé du réaménagement de l’architecture et du décor; il s’en acquitta si bien qu’il se vit décerner, au printemps de 1976, le prix d’honneur national d’Héritage Canada pour la qualité de la restauration de l’église de la Sainte-Famille de Boucherville.


L’installation en place comprenait des équipements peu adaptés au milieu réverbérant d’une église et produisait un son peu intelligible. Les améliorations préconisées visaient essentiellement une meilleure propagation du son car les haut-parleurs alors en place n’étaient pas appropriés à la sonorisation d’une église.


Pour cette église, classée monument historique, une attention spéciale devait être apportée à la finition, à l’installation et à la disposition des composantes requises. Il fallait intégrer des équipements modernes performants tout en respectant le cachet historique du lieu.



Il fallait choisir des haut-parleurs à la fois efficaces et dont l’aspect discret ne nuirait pas au cachet historique de ce monument. Il ne fallait pas masquer d’objets d’art ni attirer l’attention du visiteur sur des équipements de sonorisation disgracieux. Une solution s’imposait : fabriquer des enceintes sur mesure. Il fut alors décidé que des colonnes de son spéciales seraient usinées, peintes et installées par de façon à ce qu’elles se fondent dans le décor.



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